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Saint Ephrem le Syrien

Diacre et Docteur de l'Église (+ 373)

La fête du jour# Mardi 9 Juin 2026

Ted CC

Isabelle Cousturié ✝ - publié le 07/06/18 - mis à jour le 08/06/26-© Aleteia

Surnommé "la harpe du Saint-Esprit", le théologien-poète saint Éphrem le Syrien reste une figure emblématique pour l'Église latine comme pour les Églises orientales.

Saint Éphrem le Syrien (306-373) de Nisibe, une ville du sud-est de la Turquie, est un des grands théologiens des premiers siècles du christianisme. Il fut diacre et le resta par amour du service et par humilité. Surnommé "la harpe du Saint-Esprit", en raison de la beauté de ses poèmes composés en syriaque, il composait des hymnes pour instruire les chrétiens qui ne savaient pas lire et pour entretenir leur foi. Il est à l’origine de la pratique du chant liturgique, expression de la prière de l’assemblée pendant la messe. Et auteur d’un nombre considérable d’ouvrages, rédigés en langue syriaque puis traduits en plusieurs langues, qui lui ont valu le titre de docteur de l’Église, proclamé par le pape Benoît XVI, en 1920.

De Nisibe à Edesse

Éphrem s’est converti au christianisme à l’âge de 18 ans. Lancé dans la prédication et l’enseignement de la doctrine sacrée par l’évêque local qui l’avait pris sous son aile, il mit très vite à profit ses talents de poète et musicien en composant des hymnes et commentaires bibliques qui gagnèrent les cœurs et les esprits du peuple. Puis il y a eu l'invasion perse et, en 363, lui et son école théologique tout juste fondée sont partis s’installer à Edesse dans l'Empire romain. Se heurtant à un grand nombre de philosophies et de religions rivales qui se proclamaient chacune comme la vraie Église. La confusion était grande, mais, Ephrem le théologien poète a eu l’idée d’écrire d’autres hymnes qui séduisent les chrétiens. Il les a adaptés aux mélodies populaires syriaques. Le succès fut immédiat, de même que pour toutes les homélies et les commentaires bibliques qu’il rédigeait en même temps.

L’art de saint Éphrem est d’avoir réussi à "concilier d'une manière unique la vocation du théologien et celle du poète", explique Benoît XVI, dans une catéchèse qu’il lui a consacrée tout spécialement en 2007. Entre ses œuvres polémiques, ses commentaires bibliques, ses œuvres en prose poétique, ses homélies en vers, et enfin ses hymnes — son œuvre probablement la plus vaste — ce docteur de l’Église est aux yeux du Saint-Père "le plus grand poète de l'époque patristique" qui a su approfondir la réflexion théologique, en se servant de paradoxes et d’images. Et en grand compositeur et musicien qu’il était, sa théologie est devenue liturgie et musique. Chez lui, théologie, réflexion sur la foi, poésie, chant, louange de Dieu. "Tout cela va de pair", relève Benoît XVI. Et si Éphrem suit "le chemin du paradoxe et du symbole", c’est pour mieux "souligner le mystère de Dieu". Tout comme il se sert de ses hymnes pour diffuser la doctrine de l’Église, à l'occasion des fêtes liturgiques. Et, au fil du temps, ceux-ci deviennent un moyen de catéchèse extrêmement efficace pour la communauté chrétienne.

Un serviteur toute sa vie

Quant au fait qu’Éphrem n’ait jamais voulu aller jusqu’au sacerdoce, mais rester diacre toute sa vie, Benoît XVI y voit "un choix emblématique", révélateur de son désir de "servir, dans les offices liturgiques comme dans l'amour du Christ qu'il chantait... mais aussi dans la charité envers les frères qu'il ouvrait avec grande maîtrise à la connaissance de la Révélation". Éphrem menait en effet, au sein du monde, une vie marquée par l'ascétisme, la contemplation et la charité. C'est d'ailleurs en se dévouant auprès de pestiférés, lors d'une épidémie, qu'il contracta la maladie et en mourut en l'an 373.

Spiritualité

Touriste ou pèlerin : quelle différence?

Shutterstock

Michael Rennier - publié le 28/05/26 © Aleteia

Derrière des itinéraires parfois similaires se cachent deux manières différentes de voyager. Si le touriste est notamment en quête de découvertes culturelles, le pèlerin est avant tout en quête de Dieu.

Même lorsqu’ils partagent la même destination, un touriste et un pèlerin ne vivent pas la même expérience. Celle-ci peut même s’avérer radicalement différente, car l’objectif qui les guide est tout autre. Là où le touriste est en quête de monuments et de découvertes culturelles, le pèlerin est avant tout en quête de Dieu. Pour lui, il s’agit moins de s’imprégner des images, des sons et des saveurs d’un nouveau lieu que de découvrir son héritage chrétien et de cheminer vers Dieu.

Le touriste regarde, le pèlerin prie

Dans une église, un pèlerin ne se contente pas d'admirer l'architecture et les peintures religieuses pour leur seule valeur culturelle. Il sait reconnaître dans leur beauté le mystère qu’elles subliment. L’art devient alors pour lui une voie vers la prière et l’adoration. Alors que les touristes admirent les peintures et les sculptures, en lisant distraitement les panneaux explicatifs ou en prenant quelques photos, le pèlerin cherche à percevoir la présence divine, le caractère sacré du lieu, sa beauté et sa paix. Si le touriste regarde, observe et apprécie, le pèlerin prie et participe.

Image d'illustration.Shutterstock I margouillat photo

Le pèlerin recherche aussi les reliques et les tombeaux des saints non par curiosité mais pour se recueillir et demander leur intercession. Il peut même se rendre à dessein sur les tombeaux de saints qu’il affectionne particulièrement.

Lorsqu’il voyage, le touriste cherche à se divertir et à se détendre. Il visite les musées, il goûte aux spécialités locales dans des restaurants réputés, il découvre les sites touristiques, il fait un peu de shopping… Il s'imprègne de la culture locale et aime consacrer son temps à des activités divertissantes et relaxantes. Au contraire, le pèlerin est souvent confronté à l’inconfort. En effet, le pèlerinage, loin d’être un voyage de luxe, est souvent lié à la notion de sacrifice. Il faut marcher, gravir des collines, traverser des déserts, dormir dans des sacs de couchages, manger des repas faciles à cuisiner… Le pèlerinage est en effet moins centré sur soi-même et sur ses plaisirs que sur le dépouillement et la recherche de Dieu

Un itinéraire physique et spirituel

Le pèlerinage est donc une expérience plus profonde. Le pèlerin ne se demande pas s’il a manqué des sites touristiques incontournables, et il ne voyage pas pour collectionner des anecdotes ou ajouter un tampon sur son passeport. Il voyage pour rencontrer Dieu et vivre un itinéraire physique et spirituel.

Pour vivre un pèlerinage, il n’est pas nécessaire d’aller au bout du monde : il est possible de se rendre simplement dans la cathédrale ou le sanctuaire le plus proche de chez soi. La destination compte, certes, mais elle n'est pas l'essentiel. L'essence même du pèlerinage réside dans le cheminement qu'il représente. Il est une occasion de s’unir à l'Église universelle et de laisser le Seigneur parler d'une manière nouvelle. Une expérience inoubliable, qui rappelle qu’avec Dieu, on est toujours chez soi, où que l’on soit dans le monde.

Église & Spiritualité

Pentecôte 2026 : comment le renouveau charismatique a imprégné les paroisses françaises

Par , -Mise à jour 28 mai 2026 à 09h48Publié 20 mai 2026 à 12h00-Lecture en 11 min © Le Pèlerin

© Corinne Simon / Hans Lucas-Le Congrès Mission encourage l'évangélisation depuis dix ans. Ils étaient 10 000 à Paris en 2025.

[ENQUÊTE] Le 30 mai 2026, le pape Léon XIV rencontrera les représentants du Renouveau charismatique, qui fêtera ses 60 ans l’an prochain. Réduit d’abord à certaines communautés, ce mouvement spirituel issu des évangéliques américains s’est ensuite répandu dans toute l’Église et transforme à bas bruit la vie des fidèles.

Dimanche dernier à la messe, vous avez entonné Que ma bouche chante ta louange ou Debout, resplendis ? Chaque mois, votre diocèse organise des soirées louange ou des temps d'évangélisation de rue ? Peut-être même avez-vous déjà participé à une « prière des frères » au cours de laquelle deux fidèles ont posé la main sur votre épaule pour prier pour vous ? Sans le savoir, il vous arrive de pratiquer votre foi comme un charismatique.

Près de soixante ans après l'éclosion des premières communautés nouvelles, comme les Béatitudes, le Chemin neuf ou l'Emmanuel, les habitudes de prière des charismatiques se sont diffusées bien au-delà de leurs rangs, pour s'intégrer dans les paroisses. Jusqu'à offrir désormais à l'Église une nouvelle forme de vitalité.

À leurs débuts, elles suscitaient pourtant de l'étonnement. Le mouvement se construit à partir de la fin des années 1960 auprès des évangéliques américains, en insistant sur l'action de l'Esprit saint, l'évangélisation et surtout les « charismes », ces dons de l'Esprit cités par saint Paul (1 Co, 12), parmi lesquels la guérison, la prophétie ou le don des langues (voir lexique en bas d'article). « Lors d'une prière en famille, un ami de mes parents, qui ne connaissait rien de ma situation professionnelle, m'a donné ce qu'on appelle “une parole de connaissance” : il m'a invité à devenir professeur particulier, ce qui me travaillait depuis longtemps », témoigne Aymeric, 30 ans.

En 2017, le Bureau international du Renouveau charismatique – devenu Charis en 2019 – estimait que le mouvement rassemblait plus de 120 millions de catholiques dans le monde.

Si différentes crises ont diminué entretemps leur influence, bien des fidèles rapportent des expériences spirituelles fortes vécues en leur sein, qu'ils ont ensuite transmises au sein de leur paroisse. En 2017, le pape François présentait le Renouveau comme un « courant de grâce » pour « toute l'Église », et non comme un mouvement distinct. « Après une période de méfiance, les formes charismatiques telles que la prière des frères, le témoignage de foi ou la louange sont beaucoup mieux acceptées », analyse Valérie Aubourg, professeure d'anthropologie-ethnologie à l'Université catholique de Lyon.

Une nouvelle culture

Le mouvement s'est pourtant heurté à d'autres sensibilités ecclésiales. « La mouvance catholique militante, majoritaire après le concile Vatican II, voyait d'un mauvais œil ces catholiques qui remettaient en avant l'Eucharistie, la confession et les pratiques de piété », rappelle Valérie Aubourg. Encore aujourd'hui, lorsque des paroisses leur sont confiées (une trentaine en France rien que pour l'Emmanuel, ndlr), ces communautés peuvent rapidement en changer les usages, au risque d'agacer.

« Leur répertoire de chants, notamment, peut faire fuir des paroissiens qui ne s'y retrouvent pas », explique Olivier Landron, historien du christianisme. Là où les chants des années 1970 présentent une dimension très communautaire, insistant sur la libération offerte à tous, ceux du Renouveau soulignent davantage la relation individuelle du fidèle avec Dieu, employant plus volontiers le tutoiement. Les chants charismatiques ont rapidement essaimé. « Même auprès de sensibilités plus traditionnelles, comme la communauté Saint-Martin, qui piochent volontiers dans le “carnet vert” de l'Emmanuel », note Olivier Landron.

Certains marqueurs se diffusent désormais sans même être identifiés comme tels. Valérie Aubourg cite le succès des « parcours Alpha », pour se former à la vie spirituelle, ou encore des groupes de « prière des mères ». Nés en Angleterre, ceux-ci utilisent des codes charismatiques sans s'en revendiquer. À Nîmes, Mgr Brouwet, responsable du Renouveau pour la Conférence des évêques de France (CEF) de 2019 à 2025, partage le même constat : « On voit des prières des frères dans les paroisses, sans que cela soit estampillé “Renouveau”. On chante des chants de l'Emmanuel, sans que l'assistance ne lève les mains. » C'est donc une nouvelle culture qui imprègne l'Église et ses fidèles. Dans une lettre pastorale consacrée aux prières des frères, de guérison et de délivrance, l'archevêque de Lyon, Olivier de Germay, les mentionnait comme des pratiques qui « ne sont plus cantonnées aux communautés nouvelles ».

Une aide pour la vie ordinaire

Pour autant, tous les catholiques ne se mettent pas à parler en langues ou à opérer des guérisons. « Bien des charismes sont moins extraordinaires mais importants : l'accueil, la prédication, l'autorité dans l'Église… Il faut davantage invoquer l'Esprit saint dans la vie ecclésiale ordinaire », souligne Mgr Brouwet.

Cette aspiration traverse aujourd'hui des fidèles de tous bords. Dans les milieux de sensibilité traditionnelle, le mélange des genres a donné naissance à l'adjectif « tradismatique ». Dans les banlieues populaires, l'influence des évangéliques répand l'attrait pour les grandes assemblées de prière charismatique et les prières de guérison. Valentine Latapy, 32 ans, a quant à elle grandi dans une spiritualité ignatienne. Cette biologiste francilienne vit une conversion personnelle à l'âge de 22 ans. Elle ressent un « feu brûlant » dans son cœur, qu'elle comprend aujourd'hui comme une « effusion de l'Esprit saint ».

© Thibault Desplats - EFVELors de la session de formation 2026 de l'École française de vie dans l'Esprit, sœur Marie-Liesse dispense un enseignement sur la louange.

Elle ne fréquente pas les milieux charismatiques, mal à l'aise avec leur grande expressivité. Pourtant, en 2025, elle rejoint l'École française de vie dans l'Esprit (EFVE), une formation d'un an lancée par le diocèse de Paris pour renouveler sa vie spirituelle et se former aux charismes.

Astrid, 24 ans, en est aussi membre depuis septembre, alors qu'elle ne connaissait pas le milieu autrement que par « des échos mitigés ». Grâce aux rencontres hebdomadaires de l'EFVE, l'étudiante apprend à voir « l'action très concrète de Dieu dans nos vies » et à « croire au fait qu'il peut vraiment agir ». Le dimanche, elle continue de fréquenter une paroisse « tout à fait classique ».

Lancée en 2023 avec 200 participants, l'EFVE devrait dépasser les 1 200 l'année prochaine, de tous âges et dans toute la France. Son cofondateur, le père Étienne Grenet, prêtre depuis 2007, n'a découvert le Renouveau que dix ans après son ordination. « Jésus annonçait l'Évangile avec un discours et des signes. Il serait étrange qu'il nous envoie porter seulement le discours, sans les signes », sourit-il.

Dans les paroisses, ces pratiques transforment la vie communautaire. À Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, à Rennes, la prière des frères est proposée après la messe dominicale, depuis que des bénévoles ont reçu une effusion lors d'une retraite, et ont voulu en faire bénéficier tout le monde. « À chaque fois, plusieurs fidèles la sollicitent. Je suis très touchée de voir l'apaisement qu'ils en retirent », confie Carole Fouillet, 50 ans, qui note un renforcement de la fraternité en paroisse. Plusieurs communautés ont toutefois été marquées par des abus spirituels, physiques ou des dérives de gouvernance. Les Béatitudes ont été placées sous tutelle par le Vatican entre 2010 et 2015 pour mener un travail de refondation, le Verbe de Vie a ainsi été dissous en 2023. La communauté du Chemin neuf fait aujourd'hui l'objet de critiques d'anciens membres, au point d'avoir mandaté en mars dernier une commission indépendante pour répondre à ces situations. Enfin, depuis près d'un an, l'Emmanuel est accompagné par un évêque nommé par Rome pour vérifier sa gestion et son intégration dans les diocèses.

Un encadrement renforcé

Aujourd'hui, face à l'essor des initiatives, l'Église veille à mieux les encadrer pour éviter les abus, comme les prises de pouvoir personnelles et l'emprise spirituelle. En 2017, la CEF publiait un livret Protection, délivrance, guérison, pour aider les paroisses à accompagner des demandes de prières. Dans sa lettre pastorale, Mgr de Germay rappelle notamment l'importance de la formation des accompagnateurs, de l'accord du curé et du discernement communautaire.

Même prudence à l'EFVE : « Il faut vérifier que celui qui grandit dans son charisme évolue de manière équilibrée : qu'il n'agisse pas seul dans son coin, qu'il reste à l'écoute des remarques, et qu'il soit détaché de son charisme », souligne le père Grenet. Dressant un bilan après trois ans d'existence de l'EFVE, le prêtre est enthousiaste : « Le pape François disait aux charismatiques d'être un fleuve devant rejoindre la mer. En étant un petit organe diocésain qui forme au charisme, nous avons le sentiment d'assister à cette rencontre des confluences. »

Six dates pour un renouveau

  • 5 mai 1895. Lettre Provida matris caritate, de Léon XIII, appelant l'Église à faire une neuvaine à l'Esprit saint.

  • 1962-1965. Concile Vatican II, qui rouvre la porte à l'exercice des charismes dans l'Église.

  • Février 1967. Effusion de l'Esprit vécue par des étudiants de Pennsylvanie auprès de pentecôtistes. Début du Renouveau charismatique catholique.

  • 1972-1978. Naissance de premières communautés charismatiques françaises (Emmanuel, Fondacio, Puits de Jacob…)

  • Pentecôte 1998. Jean-Paul II reçoit, pour la première fois, et encourage, les mouvements et communautés nouvelles au Vatican.

  • 2019. Création de Charis, le service international voulu par François pour coordonner le Renouveau charismatique.

© Corinne Simon / Hans Lucas pour le Pèlerin

Témoignage(s)

Esther Abrami : “Quand je joue du violon, je vis un moment presque sacré”

Anna Ashkova - © Aleteia publié le 09/04/26

Elle s’impose comme l’une des figures les plus prometteuses de la scène classique. Violoniste virtuose et compositrice, Esther Abrami bouscule les codes sur scène comme sur les réseaux sociaux, avec le désir de rendre la musique classique accessible à tous. "Quand je joue, il y a un moment presque sacré : en fermant les yeux, on se laisse complètement transporter et l’on peut même percevoir l’émotion du public", confie-t-elle à Aleteia à l’occasion de la parution de son livre "La musique est (aussi) une affaire de femmes", le 10 avril.

Figure montante de sa génération, Esther Abrami s’impose comme une artiste à suivre. Violoniste classique et compositrice, diplômée du Royal College of Music de Londres, elle se produit aujourd’hui sur les plus grandes scènes internationales. À seulement 29 ans, cette artiste originaire d’Aix-en-Provence intègre la prestigieuse liste des Forbes 30 Under 30, confirmant un parcours déjà remarquable. À travers son travail, elle bouscule les codes, rapproche les générations et insuffle à la musique classique une modernité nouvelle. Animée par une profonde passion, elle souhaite la transmettre au plus grand nombre, en particulier aux jeunes qui la suivent sur les réseaux sociaux. À l’occasion de la parution de son livre La musique est (aussi) une affaire de femmes (éd. Leduc) le 10 avril, elle évoque pour Aleteia sa passion pour le violon, héritée de sa grand-mère, et revient sur la force universelle de la musique, capable de toucher et de rassembler bien au-delà des frontières.

Aleteia : Vous dites qu’être violoniste, ce n’est pas juste « jouer du violon », mais une vocation. À quel moment avez-vous compris que c’était la vôtre ?
Esther Abrami : C’est venu en plusieurs étapes. J’ai d’abord découvert le violon à l’âge de 3 ans, grâce à ma grand-mère. Elle m’a transmis l’instrument sur lequel elle jouait enfant et m’a beaucoup parlé de musique. Mais j’étais encore trop jeune pour parler de vocation. C’est à 9 ans, lorsque j’ai pris mon premier cours de violon, que j’ai compris qu’il se passait quelque chose. J’ai eu un véritable déclic. Quelques leçons plus tard, j’ai annoncé à ma mère que je voulais devenir violoniste.

Votre parcours est marqué par la persévérance. À vos débuts, vous n’aviez pas de manager, pas d’argent, pas de contacts professionnels… Juste vous, votre violon et votre communauté sur les réseaux sociaux. Malgré toutes ces difficultés, vous n’avez jamais abandonné. Quel a été votre moteur ?
Mon amour pour la musique. Je rêvais de devenir violoniste, et même si le chemin était difficile, je savais qu’une vie sans musique, une vie où je ne pourrais pas en jouer, aurait été encore plus insupportable. Pour moi, une vie sans musique aurait été une vie malheureuse.

Vous êtes aussi compositrice et vous avez à cœur de laisser une trace dans l’histoire de la musique. Quel message voulez-vous transmettre avec votre musique, au-delà des notes ?
Tout le monde a quelque chose à dire. En tant que femme, j’avais à cœur de laisser une trace à travers ma musique. Je souhaite transmettre ce que je vis aujourd’hui. Dans cent ans, les gens joueront encore de la musique et pourront découvrir comment, en 2026, les musiciens ressentaient le monde. La musique est un véritable témoignage de notre époque.

Justement, dans votre livre, mais aussi dans votre podcast Women in Classical et la série Esther et elles, vous mettez en lumière des figures féminines du monde de la musique. Pourquoi est-ce important pour vous de raconter leurs histoires ?
J’aime mettre en valeur les femmes inspirantes. Dans notre milieu, on ressent parfois une certaine compétitivité, alors qu’il est important de cultiver un vrai esprit de communauté, de sororité. Si je devais choisir une figure féminine qui m’inspire — même si ce n’est pas facile d’en choisir une seule — je choisirai Rachelle Portman. Elle est la première femme compositrice à avoir remporté en 1997 un Oscar de la meilleure musique de film pour sa bande originale du film Emma, l'entremetteuse, réalisé par Douglas McGrath, basé sur le roman de Jane Austen. Elle m’inspire par son humilité et parce qu’elle a été une pionnière dans un domaine où les femmes sont encore rares. J’ai envie de suivre ses pas.

Vous avez révolutionné la manière de présenter la musique classique. Vous avez brisé les codes d’un milieu parfois très conservateur, tout en réussissant à faire découvrir la musique classique à un public jeune qui ne l’écoutait pas forcément. Sentez-vous que le regard des jeunes sur la musique classique est en train de changer ?
Oui, d’ailleurs, le pourcentage de jeunes qui écoutent de la musique classique a augmenté par rapport à il y a dix ou vingt ans. Il y a plusieurs raisons à cela. Les réseaux sociaux y jouent un rôle important, tout comme les plateformes de streaming qui proposent des playlists adaptées à l’humeur ou aux envies de chacun. Certaines séries télévisées, comme Les Bridgerton, intègrent également la musique classique, et des artistes contemporains, comme Rosalía, utilisent des influences classiques. On assiste clairement à un retour en force de la musique classique. Sur mes réseaux sociaux, je montre qu’on peut être un homme ou une femme moderne tout en jouant et en créant de la musique classique.

Vous parlez beaucoup du pouvoir de la musique. Qu’est-ce que la musique dit que les mots ne peuvent pas dire ?
Les mots peuvent parfois se heurter à des interprétations. On dit même qu’il faut peser ses mots quand un sujet est délicat. Les mots divisent alors que la musique ne fait que nous unir. Et c’est un pouvoir incroyable !

Quels musiciens ou compositions conseilleriez-vous à une personne réticente face à la musique classique ?
Je commencerais par Les Quatre Saisons de Vivaldi. C’est une œuvre qui plaît à presque tout le monde. Elle combine un côté dramatique et virtuose, et reste très accessible. C’est une musique familière, que l’on a souvent déjà entendue, que ce soit en attendant au téléphone ou dans un ascenseur.

Où puisez-vous votre inspiration lorsque vous composez ?
Je puise mon inspiration dans tout ce que je vis et tout ce que j’ai vécu. Pour moi, composer de la musique, c’est un peu comme écrire dans un journal intime. Par exemple, le premier morceau que j’ai écrit, Transmission, parlait de la transmission de la musique par ma grand-mère, qui est décédée il y a quelques années. Aujourd’hui, je travaille sur mon prochain album, une série de compositions autour de l’amour. Là encore, c’est très personnel : je m’inspire de ce que j’ai vécu et de ce que j’ai assimilé.

En composition, parfois, je ressens comme un éclair d’inspiration qui surgit — une mélodie ou une idée qui arrive sans que l’on sache vraiment pourquoi. La musique semble apparaître d’elle-même, comme si elle ne venait de quelqu’un d’autre.

Sainte Hildegarde, que vous évoquez dans votre ouvrage, voyait la musique comme un lien entre l’âme humaine et le divin. Ressentez-vous, vous aussi, cette dimension spirituelle lorsque vous jouez ou composez ?
Oui, je la ressens de différentes manières, selon que je compose ou que je joue. Quand je joue, il y a un moment presque sacré : en fermant les yeux, on se laisse complètement transporter et l’on peut même percevoir l’émotion du public. En composition, parfois, je ressens comme un éclair d’inspiration qui surgit — une mélodie ou une idée qui arrive sans que l’on sache vraiment pourquoi. La musique semble apparaître d’elle-même, comme si elle ne venait de quelqu’un d’autre.

Vous parlez beaucoup du pouvoir de la musique. Qu’est-ce que la musique dit que les mots ne peuvent pas dire ?
Les mots peuvent parfois se heurter à des interprétations. On dit même qu’il faut peser ses mots quand un sujet est délicat. Les mots divisent alors que la musique ne fait que nous unir. Et c’est un pouvoir incroyable !

Pratique

La musique est (aussi) une affaire de femmes, Esther Abrami, éditions Leduc, avril 2026.
En concert à Paris le 29 mai Salle Gaveau.

Esther Abrami presents the official music video for her new single “Nightlight”. Listen to the single here: https://EstherAbrami.lnk.to/NightlightAY

Page de l'été avec

Julie Zenatti : “Quand j’entre dans une église, je ne me sens jamais seule”

Sous l’ombre bienveillante de la cathédrale Notre-Dame, dont la comédie musicale a marqué le début de son parcours artistique, Julie Zenatti a construit une carrière jalonnée d’amitiés, de rencontres et de créations, jusqu’à devenir aujourd’hui l’une des voix incontournables de la chanson française, forte de huit albums, dont six disques d’or. En avril 2025, l’artiste a ouvert une nouvelle page de son histoire avec la sortie de son neuvième album Le Chemin, coproduit avec Bayard Musique. Un projet profondément spirituel, né de son immersion dans les textes des Évangiles et nourri de collaborations avec d’autres artistes de renom comme Camille Bertholet et Jacinthe Madelin, du groupe Les Frangines.

Dans la continuité de cet élan, Julie Zenatti, de confession juive, s’est engagée dans une tournée missionnaire, conçue avec Première Partie Music : une série de concerts au cœur des cathédrales et des églises partout en France, dont un concert en l’église de la Madeleine, à Paris, le 17 septembre 2026. C’est à l’aube de cette belle aventure, autant artistique que spirituelle, qu’Aleteia a rencontré l'artiste.

Aleteia : Il y a 25 ans, vous incarniez Fleur de Lys dans Notre-Dame de Paris. Avec le recul, quel impact ce rôle a-t-il eu sur la personne et l'artiste que vous êtes devenue ?
Julie Zenatti : Le rôle de Fleur de Lys est le début de tout. J'avais 16 ans quand j'ai été castée donc ça n'a pas seulement eu un impact sur ma vie, ça a complètement dessiné mon chemin. Je crois que je n'ai même pas eu le temps de rêver à ça que c'est arrivé à moi.

Depuis, vous avez parcouru un long chemin. Votre dernier album s'intitule d'ailleurs "Le Chemin". Qu'est-ce qui vous a poussé à écrire un album aussi spirituel ?
Au bout de presque 25 ans de carrière et une petite dizaine d'albums, j'ai eu besoin de trouver un autre sens à mon travail. C'est vrai qu'au travers de tous les projets que j'ai pu faire, j'ai toujours essayé de chercher une forme d'utilité, une parole qui puisse être à la fois universelle, humaniste, respectueuse et toujours plus ou moins tendue vers l'autre. Mais il y a un moment où on a le sentiment que tout ça est très égocentré. Et puis j'étais arrivée à un moment où je me disais : "Voilà, je crois que j'ai dit tout ce que j'avais à dire. Je vais faire ma dernière tournée et puis on verra si quelque chose me transporte, je repartirai. Mais si rien ne m'appelle, je "mettrai au placard" toutes ces années de musique et je continuerai à chanter autrement". Et, c’est là que j'ai reçu un appel un peu improbable dans un premier temps : une proposition de chanter dans des églises.

Cela vous a surpris ?
Oui ! N'étant pas de confession catholique, n'ayant pas forcément parlé avant cela d'une quelconque spiritualité ou d'une quelconque foi, je me suis dit pourquoi pas. L'idée me séduisait mais en même temps, j'avais quand même cette question de la légitimité : quelle pouvait être ma place dans un lieu pareil ? On n'arrive pas de la même manière dans une église que dans une salle de concert. Il y a une spiritualité et une foi à respecter. C'est un lieu qui appartient au commun. C'est un lieu qui est chargé d'histoire. C'est un lieu qui vous accueille. Ce n'est pas du tout le même rapport. Je me suis questionnée sur ma propre identité, sur ma propre foi et ma spiritualité, et j'ai fait le chemin en arrière. Et au-delà du coup du destin qui m'a quand même fait commencer sur le parvis de Notre-Dame de Paris, il y a 25 ans, tout à coup, je me suis sentie très nourrie par cette envie de pousser la porte de ces endroits-là.

Quand on regarde un tout petit peu les Écritures, on y trouve tout un ensemble de règles de mieux vivre ensemble.

Je me suis plongée dans les Évangiles. J'ai lu ou relu certaines Écritures et de là, j'ai trouvé une parole qui me parlait aussi bien en tant que femme, en tant que Juive, en tant que mère, en tant que fille… Et je me suis dit que quand on regarde un tout petit peu les Écritures, on y trouve un ensemble de règles de mieux vivre ensemble, de bienveillance… Et finalement, n’est-ce pas ce qui nous manque aujourd'hui ? Et c'est comme ça que j'ai écrit Le Chemin.

Votre rapport au spirituel a-t-il évolué ?
Bien sûr ! Je pense que la spiritualité, c'est un mot assez large, dans lequel on peut englober plein de choses aussi bien mystiques que religieuses. Mais tout à coup, quand on s'intéresse au mot spiritualité, ce qu'on recherche - en tout cas ce que j'ai recherché moi - c'est une présence bienveillante, une forme de refuge. Et je crois que ça a grandi en moi au fur et à mesure de la création de cet album, et surtout à chaque fois que j'entre dans une église, je suis complètement happée et je ne me sens jamais seule.

Au-delà de pardonner l'autre, il faut se pardonner soi, ouvrir cette porte du droit à l'erreur, au doute et se dire qu'on trouverait toujours une petite boussole, une petite lumière pour revenir sur le chemin.

Votre album parle de la prière, du temps, de l’amour mais également du pardon. Est-ce une notion qui vous touche particulièrement ?
Avant, c'était plutôt un concept. On se dit qu'il faut savoir pardonner. En avançant sur mon propre chemin et en vieillissant aussi, je me suis rendu compte qu'au-delà de pardonner l'autre, il fallait se pardonner soi, ouvrir cette porte du droit à l'erreur, au doute et se dire qu'on trouverait toujours une petite boussole, une petite lumière pour revenir sur le chemin. Et aujourd'hui, c'est comme ça que j'envisage le pardon.

Vous parlez aussi de la transmission. Vous êtes mère de deux enfants. Justement, quelles valeurs souhaitez-vous leur transmettre ?
Je voudrais qu'ils respectent l'autre, qu'ils soient bienveillants, qu'ils tendent la main, qu’ils croient. Je voudrais qu'ils croient de façon générale, qu'ils croient que le champ des possibles est infini et que parfois il faut de la persévérance, tomber pour se relever.

Vous êtes actuellement en tournée dans les églises et les cathédrales avec votre album. Que ressentez-vous lorsque vous vous y produisez ?
Quand je rentre dans une église, j’y rentre en toute humilité. D’abord, j'ai besoin d'absorber le lieu qui m'accueille. Il faut donc écouter son histoire, son rythme… Et le spectacle se fait grâce à ce lieu. Moi, je ne suis qu'une petite chose au milieu de tout ça. Les gens vivent une forme de spectacle immersif. Tout n'est pas axé sur moi mais sur le lieu et sur les paroles que j'essaie de faire résonner sur les pierres et sur les vitraux. C'est une forme, un peu de communion, je vois et je ressens beaucoup d'écoute, de joie et surtout je laisse place au silence. Et comme le silence est la musique de l'âme, je trouve que c'est un endroit où, au-delà de prendre du plaisir à écouter de la musique, on ressort avec une forme de réconfort et de tendresse, et on se sent moins seul car la solitude est le vrai fléau de notre société.

Si mes 25 années de carrière peuvent servir à faire en sorte que ces lieux - qui font partie, au-delà de la spiritualité et de la foi, de notre patrimoine - restent debout, ça me semble être au-delà d'une mission.

Y a-t-il une église ou une représentation qui vous a plus touchée qu'une autre jusqu'ici ?
J'ai beaucoup aimé chanter à la cathédrale de Saint-Dié dans les Vosges, qui est absolument exceptionnelle de par son architecture. À la fin, le prêtre est venu me voir et m'a dit : "Vous êtes un vrai symbole de paix."

J'ai l'impression que cette voix que j'ai, qui a guidé mon chemin et qui m'a emmenée dans plein d'endroits assez fous me guide aujourd'hui et me porte vers un endroit qui peut faire un peu de bien.

Pourquoi avez-vous souhaité donner une dimension missionnaire à votre tournée ?
Il fallait que ma voix serve à quelque chose. Si ma petite notoriété et mes 25 années de carrière peuvent servir à faire en sorte que ces lieux - qui font partie, au-delà de la spiritualité et de la foi, de notre patrimoine - restent debout, ça me semble être au-delà d'une mission. D’ailleurs, ce n’est même pas une mission. On le fait pour nos enfants, pour que l'histoire continue à être racontée.

Alain Vanstraelen

Le 17 septembre 2026, vous allez chanter à la Madeleine. Que ressentez-vous à l’idée de vous produire dans cette église emblématique de la capitale ?
L’église de la Madeleine a toujours fait partie de ma vie. Elle est au milieu de tous les trajets que je fais au quotidien. Elle regarde les deux rives de Paris et veille quelque part sur elles. Quand on entre dans cette église, il n'y a que des femmes, que des saintes (statues, tableaux des saintes dont saintes Marie-Madeleine, sainte Thérèse, sainte Geneviève, Ndlr). Et moi, je vais chanter à côté de toutes ces saintes qui portent des valeurs qui sont chères à nous toutes. Ce qui me plaît beaucoup aussi, c'est que dans la confession catholique, il y a quelque chose qu'il y a moins dans la religion musulmane ou dans le judaïsme : la femme a une vraie place. Chez nous, les femmes n'ont pas le droit de chanter dans les synagogues. Et moi, on m'ouvre la porte pour aller chanter dans une église et je vais être entourée de plein de femmes aux destins incroyables qui ont changé des vies, qui sont des modèles de persévérance et sont encore très modernes dans tous les combats qu'elles ont pu mener. Depuis la nuit des temps, la femme cherche sa place, cherche sa parole. J'ai l'impression qu'en ce lieu, la parole des femmes a toujours été là. Il faut juste la faire résonner encore.

Y a-t-il une femme qui vous inspire et représente un modèle pour vous ?
Ma mère. Elle est un modèle de persévérance, d'abnégation, un symbole même du pardon. Malgré les épreuves et la dureté de la vie, elle a toujours persévéré et gardé une grande joie. Elle nous a élevés dans l’amour des autres, et surtout dans l’amour de la vie. Elle nous a appris à saisir l’instant, à ne pas toujours anticiper ou remettre à plus tard, mais à vivre pleinement ce que nous avons à vivre, au moment où cela se présente. Et je pense que c’est essentiel : savoir se dire que demain ira peut-être bien, mais que ce qui compte vraiment, c’est de ressentir l’amour ici et maintenant. L’amour peut être quelque chose d’instantané, et il ne faut pas en avoir peur !

Pratique

Julie Zenatti, en tournée dans toute la France et en concert le 17 septembre en l'église de la Madeleine à Paris. Billetterie disponible sur le site de Première Partie Music.

Julie Zenatti « Demain » 1er extrait du nouvel album « Le Chemin » disponible partout : https://ffm.to/lechemin

99 233 vues 3 nov. 2025 #Jesus #worshipmusic

Après "Mon âme rebelle" et "L'éveil", "Enfant du Roc" est le troisième et dernier clip d'une trilogie revisitant la parabole du Fils prodigue dans une version moderne. Ce titre raconte l'itinéraire d'un fils rebelle, né dans une famille de musiciens, qui peut rejoindre chacun d'entre nous dans nos rebellions contre la vie ou contre Dieu... Dans la bible, le Psaume 18:3 nous dit : "Le Seigneur est mon roc, ma forteresse, mon libérateur". Enfant du roc, Enfant de Dieu. Se sentir Enfant du Roc, c'est se sentir véritablement libre... un peu comme l'est le Rock dans l'Histoire de la musique ! ⚡️🎸 A l'inverse des codes établis et des règles de ce monde, c'est se reconnaître enfant du ciel, appelé à aimer et à être aimé. Car Dieu t'a aimé dès avant ta naissance et t'appelle aussi à cet amour. Peu importe ton passé, il attend ton retour. À bras ouverts.

Enfant du Roc Child of Love IPSE Worship

IPSE Worship

Description Né en 2019, IPSE Worship est un groupe de Rock Pop Louange basé à Angers (49). En latin, “ipse” (prononcez “ipsé”) fait référence à “l’intériorité, à soi-même”, dont parle Saint Augustin dans ses Confessions : “Je te cherchais dehors alors que tu étais au-dedans” (Confessions 10, 27). Notre appel est de toucher les cœurs de ceux qui ont soif de Dieu, parfois sans le savoir, en annonçant par notre musique que Jésus est notre Sauveur… Vaste projet ! Nos compositions s’inspirent des psaumes, de la Bible mais aussi de nos vies terrestres. En 2020, le collectif publie un premier album FOR YOU ARE WITH ME, suivi en 2021 d'un second intitulé TU ME RELÈVES. Fin 2025 - début 2026, le collectif dévoile son troisième album ENFANT DU ROC ! Bonne découverte !

Liens : Instagraminstagram.com/ipseworship-Facebookfacebook.com/ipseworship-Site webipse-worship.com- Plus d'infos-www.youtube.com/@IPSEWorship France-Actif depuis le 1 avr. 2020- 2,63 k abonnés-

27 vidéos-1 314 499 vues

IPSE Worship - Magnifiez avec moi le Seigneur (Psaume 33

Cet automne 2025, IPSE Worship dévoile son troisième album Enfant du Roc. Enfant du Roc c’est une invitation à prendre la route, à suivre un chemin : un parcours initiatique de 10 chansons, pour ceux qui ne connaissent pas le Christ. Dans nos vies humaines, la révélation de Jésus en tant que fils de Dieu n'est pas flagrante dès nos premiers pas : elle s'inscrit dans une histoire de transmission, de témoignages, de rencontres, de découvertes… Cet album, il a commencé sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle, où Olivier s'arrête en chemin pour jouer dans une église, une composition fraîchement sortie de sa tête. Celle-ci touche au coeur une femme rencontrée sur la route. Enfant du Roc, c’est le fruit d’une aventure spirituelle et humaine de plusieurs mois vécue en collectif : un vrai défi ! Découvrez le récit de cette aventure en images. Pour soutenir ce projet rendez-vous sur : https://www.helloasso.com/association...

Pour élargir notre répertoire et diversifier celui-ci nous nous refusons pas d'apprendre des titres de ce groupe très pop rock-folk en 2026 !

"Ephata, ouvre-toi" est inspiré du Psaume 1, versets 1 à 3 : " 01 Heureux est l'homme qui n'entre pas au conseil des méchants, qui ne suit pas le chemin des pécheurs, ne siège pas avec ceux qui ricanent, 02 mais se plaît dans la loi du Seigneur et murmure sa loi jour et nuit ! 03 Il est comme un arbre planté près d'un ruisseau, qui donne du fruit en son temps, et jamais son feuillage ne meurt ; tout ce qu'il entreprend réussira. " La Bible évoque très souvent les arbres, le cèdre du Liban, le chêne, le cyprès ... Le Seigneur nous appelle à devenir des arbres bien vivants, à étendre nos bras vers le ciel pour nous ouvrir à sa grâce !

CLIP : Réalisateur : Amaru Cazenave Chef Opérateur : Martin Delbeke REMERCIEMENTS : Amaury & Servane de Bourmont Frère Jean-Yves et la paroisse Ste Cécile de Boulogne-Billancourt Alain & Anne Ruellan Quentin Chatagnon Maud & Arnaud Badou L'Esvière - Fondacio #worship #worshipmusic #worshipsong #louange #ephata

Ephata IPSE Worship

Respiration ...avec

Respiration

...avec

Musique Liturgique

Inspiration- pop Louange

paroisse Sainte Marie en Pays Rochois